La vie d'un juif est marquée de cinq moments essentiels:

la Naissance, la Brith Mila, la Bar ou Bat-Mitzva, le Mariage et le Décès.

 Ces grandes étapes lui permettent à la fois de renforcer son identité, de respecter les lois de la Thora et de rester lié à la tradition, cinq fois millénaires de nos Pères. Ce cycle de la vie, année après année, fêtes après fêtes, nécessite l'intervention du Consistoire. De part sa fonction et à travers ses différents services, il va permettre à chacun d'entre nous, de réaliser les commandements de D-ieu.

 


La Brith Mila


"Voici le signe de l'Alliance entre Moi et Vous et vos descendants après vous : la circoncision de tout garçon" (Génèse 17;10)

La circoncision marque l'alliance indéfectible du peuple juif envers D-ieu.

La circoncision se pratique depuis le patriarche Abraham, obligatoirement le 8ème jour après la naissance s'il n'y a aucune contre indication médicale.

Dans ce cas, elle peut avoir lieu un samedi ou un jour de fête et même un jour de Kippour.

Seule une personne qualifiée (Mohel) peut pratiquer cette opération (ablation du prépuce) huit jours après la naissance de l'enfant et de préférence le matin. L'on procède à la nomination à la suite de ce cérémonial. Il faut savoir qu'aujourd'hui, un certain nombre de mohalim sont également médecins, apportant ainsi une garantie supplémentaire. Ces derniers exigent un certificat de santé attestant de la possibilité de pratiquer la Milah sans aucun danger pour l'enfant. Ce commandement est si important qu'il doit être exécuté par un Mohel rituellement qualifié. Il ne faut pas en charger un simple chirurgien car il s'agit d'un acte religieux qui consacre l'entrée de l'enfant dans la Communauté juive. Une équipe de Mohalim QUALIFIES, RECONNUSet AGREES par le Grand Rabbinat et le Dayane est à la disposition des fidèles. Ces Mohalim pratiquent la Mila dans l'esprit le plus pur de la tradition.

N'oubliez pas de réclamer au MOHEL le Certificat d'authenticité de la BRITH MILA dont le modèle est fourni par le Consistoire. Ce document est à conserver précieusement car il sera exigé au moment de la BAR MITZVA.

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Le Pidyon Aben


"Tout premier né parmi tes fils tu rachèteras (exode 13.13)"

 L'aîné de chaque famille est consacré à l'Eternel en souvenir des premiers nés qui étaient au service de D-ieu lors de la sortie d'Egypte.
Lorsqu'un bébé garçon est le premier né de sa mère, il est du devoir de ses parents de le "racheter" auprès d'un "COHEN". Le rachat se fait au cours d'une cérémonie religieuse qui a lieu impérativement le 31ième jour de la naissance, même si pour une raison grave, la Milah a été retardée. Il est bien entendu que si le 31ième jour coïncide avec un Chabbat ou un jour de fête, la cérémonie est remise au lendemain : elle sera suivie d'un repas (Séoudat Mitzva).Le rachat s'effectue au moyen de cinq pièces d'argent. Le minimum prévu est évalué à 94 grammes d'argent pur ou l'équivalent d'un autre métal précieux.

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Zevet Abat


 Fort heureusement, il ne nait pas que des garçons, les filles ont elles aussi droit aux égards de la tradition juive!. C'est avec joie que le Rabbinat participera à cette bénédiction de la petite fille à la synagogue de votre choix ou à domicile (prière de se référer à la page 371 du Rituel Patah Eliahou).

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La Bar Mitzva


 Dès l'âge de 13 ans et un jour, le garçon devient Bar-Mitzva et se doit d'accomplir tous les commandements divins, ce qui demande une sérieuse préparation. Il aura ce jour, le privilège de porter pour la première fois les Téfilines et le Talit.

La préparation à la Bar Mitzva est assurée dans le cadre de l'enseignement dispensé par le Talmud Thora. Les parents doivent inscrire leurs enfants auprès du Secrétariat central du Talmud Thora au cours du mois précédent celui prévu pour l'examen probatoire.
Il est particulièrement recommandé qu'un an avant la date de la cérémonie, la famille rende visite au Rabbin de la synagogue où aura lieu la célébration.
L'enfant doit passer l'examen probatoire qui a lieu trois mois au moins avant la cérémonie et comporte des épreuves écrites et orales. Les parents des enfants ne faisant pas partie d'un Talmud Thora doivent contacter le Grand Rabbinat au moins 6 mois avant la date prévue de la Bar Mitzva.
En vue de la mise au point de la cérémonie, un mois avant la date prévue, l'enfant doit se présenter au Rabbin de la synagogue qui vérifiera s'il connaît bien sa Paracha, les principales prières de l'office et s'il a appris à mettre Talith et Téfilines.
D'autre part, une épreuve de liturgie figurant au programme de l'examen il est indispensable que l'enfant assiste régulièrement à l'office du vendredi soir pendant l'année précédant sa Bar Mitzva.
Il n'est pas d'usage chez les Sépharadim de célébrer la fête du Bar mitzva pendant le Omer jusqu' au 33e jour, ni pendant les trois semaines précédant le jeûne du 9 Ab.
Programme de l'examen probatoire : la liste des matières peut être fournie aux familles sur demande. Tél 04 91 37 49 64.

La cérémonie de la Bar Mitzva comprend deux parties :
- la mise des Téfilines : elle aura lieu à la synagogue le lundi et le jeudi à l'office du matin ainsi qu'aux jours ouvrables de la lecture de la Thora
- l'appel solennel à la Thora : le samedi suivant.

La Grande Synagogue Breteuil est mise gratuitement à votre disposition pour la célébration des offices de la Bar Mitzva. Honorez votre enfant !



La Bat-Mitzva

Cette habitude de marquer le passage de la majorité religieuse dans la 12ième année pour les jeunes filles remonte au XIXième siècle. Tombée en désuétude, cette pratique revient peu à peu en force. Les jeunes filles se préparent ainsi à leur rôle futur de femme juive.
Préparation dans le cadre du Talmud Thora. A l'âge de 12 ou 13 ans , les jeunes filles peuvent célébrer la cérémonie de la Bat Mitzva. Elle peut être organisée à titre individuel dans la synagogue choisie par la famille et en présence de ses camarades de classe, de ses parents et de son professeur. S'adresser a 04 91 37 49 64.

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Le Mariage religieux


 C'est un contrat entre les époux et envers D-ieu engageant à la fidélité, au respect et à l'amour. Mais au-delà, le mariage juif demeure le creuset où se forgent les âmes des futurs membres de notre peuple, pétries de Torah et de sainteté.

L'institution du mariage est la clé de voûte du Judaïsme.
Le Consistoire de Marseille est à votre disposition pour que votre mariage soit célébré conformément à nos règles religieuses ("Halakha") ; L'acte de mariage ("Ketouba") délivré par le Consistoire israëlite est reconnu dans le monde entier. Notre but : rendre inoubliable votre cérémonie de mariage.

OU S'ADRESSER ?

Au service des mariages qui est rattaché au Tribunal Rabbinique ("Beth Din")

119 rue Breteuil -
13006 MARSEILLE
Tél : 04 91 37 49 64

Ce service reçoit : - du lundi au jeudi de 9h à 12h30 et de 14h à 17 h ;
                           - le vendredi de 9h à 13 h et sur rendez-vous.

DEROULEMENT

1ere visite au service des mariages

Il faut d'abord prendre contact avec le service des mariages pour l'ouverture d'un dossier au mois 6 mois avant la date prévue de la cérémonie. Les futurs époux (ou leurs représentants) sont reçus par le responsable du service qui les aide à remplir le dossier. Il y a lieu de préparer au préalable les pièces suivantes pour chacun des conjoints :

- un extrait d'acte de naissance en vue de mariage ;

- la ketouba des parents (acte de mariage religieux) ou, à défaut donner le nom du Rabbin qui les a mariés, le lieu et la date de leur mariage religieux ;

- le livret de famille des parents ;

- le certificat de célibat, pour les ressortissants étrangers.

 

Le service des mariages fournit aux futurs époux:

tous les renseignements souhaitables et les oriente vers telle ou telle synagogue, selon leurs désidératas. A cet effet, il met à leur disposition :
- la liste de prestations possibles, avec leur coût respectif pour la Grande Synagogue Breteuil ;
- la liste des bains rituels (mikvaot)
- la liste des personnes chargées des entretiens préalables au mariage religieux.
un rendez-vous avec le Grand Rabbinat
Les futurs mariés doivent prendre rendez-vous avec le Grand Rabbinat. Le Rabbin est chargé de vérifier les documents présentés, pour attester que la situation religieuse est en règle. Entretiens avant le mariage Vous allez former un couple, et surtour, créer un nouveau foyer juif. Aussi, pour vous informer plus amplement, un service de "préparation au mariage" a été créé. Les jeunes couples sont reçus sur rendez-vous pour plusieurs entretiens personnalisés afin de fournir des réponses adaptées aux questions de chacun. La liste des personnes à qui a été confiée la responsabilité de ces entretiens est à votre disposition

2ème visite au service des mariages

Lorsque le bulletin d'inscription est signé par le Rabbin, il y a lieu de se présenter au service des mariages pour régler le montant de la redevance. Des réductions sont accordées aux adhérents du Consistoire et aux Cadres Communautaires militants. Le mariage est définitivement enregistré lorsque la Synagogue , le jour, l'heure et les prestations sont fixés. Les cartes d'invitation ne peuvent être envoyées qu'après l'enregistrement définitif du mariage.

DATES OU LE MARIAGE EST INTERDIT - les samedis ; les jours de fêtes religieuses; les jours de jeûnes ; - la période de l'Omer ; la période des 3 semaines (entre le 17 Tamouz et le 9 Av) Ces interdictions portent aussi bien sur le mariage civil que sur le mariage religieux.

LE JOUR DU MARIAGE RELIGIEUX - Les futurs époux se présentent à la Synagogue en respectant scrupuleusement les horaires. S'ils le désirent, ils peuvent désigner les 2 témoins de leur mariage qui doivent être des personnes juives et religieuse, et ne faisant pas partie de leur famille en ligne directe. Dans le cas contraire, le Rabbin se chargera de désigner les témoins. L'attestation de bain rituel et le livret de famille (ou attestation du mariage civil) seront présentés au Rabbin avant la célébration du mariage. Généralement, la cérémonie est suivie d'un dîner qui est un repas religieux (séoudat mitzva) et nous ne saurions trop insister sur la nécessité de servir aux invités un repas cacher sous contrôle du Beth Din. (la liste des traiteurs vous sera remise sur simple demande).

COUT - mariage religieux : barême selon l'importance de la classe choisie, - prestations supplémentaires : - les frais dépendent de la nature des prestations demandées (musique, fleurs ...) - certaines prestations sont obligatoires dans certaines Synagogues ; - un certain nombre de réductions sont consenties aux cadres communautaires et aux adhérents; - après avoir réglé les redevances perçues par le Service des Mariages, il n'y a aucun supplément à payer à quiconque.

PRESCRIPTIONS SPECIFIQUES POUR LA GRANDE SYNAGOGUE BRETEUIL - Le jour de votre bénédiction est une grande joie. Afin de faciliter le déroulement de la cérémonie et de maintenir sa sollennité, nous sommes heureux de compter sur votre collaboration en insistant particulièrement sur les points suivants :
1) Il est d'usage que les fiancés assistent particulièrement à l'Office chabbatique du samedi précédant le mariage et que le futur mari monte au Sefer pour associer le Communauté à sa joie. Pour la fête de SIM'HAT THORA qui suit la date du mariage tous les nouveaux couples sont invités à la Grande Syngagogue pour recevoir les honneurs de la Torah.
2) La tenue vestimentaire de la mariée, des invités et des familles doit être décente. Une coiffure est recommandée pour les participants.
3) Arrivez à l'heure fixée pour le mariage ; dites à vos parents et à vos amis de venir un quart d'heure avant vous. Etant donné qu'il y a souvent plusieurs mariages le même jour, vous éviterez la bousculade et l'énervement risqués par le croisement des cortèges.
4) N'oubliez pas le livret de famille. Aucun mariage religieux ne peut avoir lieu sans la preuve officielle du mariage civil.
5) N'oubliez pas les alliances (anneaux de mariage) qui doivent être sans brillants. Une ketouba artistiquement décorée vous est offerte par le Consistoire ainsi qu'un livre sur la vie juive au foyer.
6) Des photographes professionnels et des membres de la famille pourront assurer les prises de vues. Aucune photo doit être prise pendant la bénédiction nuptiale et le sermon rabbinique.
7) A l'intérieur de la Synagogue, le bruit est préjudiciable à la sérénité de l'office et à la solennité de la cérémonie.
8) Les jeunes enfants seront tenus par leurs parents, afin d'éviter toute perturbation ou accident.
9) Interdiction de stationner devant la synagogue pour raisons de sécurité
10) Le secrétariat admministratif devra être contacté en temps utile, pour tout problème particulier ou toute modification. Aucune dérogation sans son consentement ne pourra être autorisée. (Tél : 04 91 37 49 64)

BESSIMAN TOV
la Commission Administrative

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Le Guett ( Divorce religieux)


 Le Tribunal Rabbinique rappelle aux fidèles que le divorce civil ne peut libérer les époux sur le plan religieux.

L'union consacrée par la religion ne peut être dissoute que par le "Guett" (divorce religieux)

Le divorce religieux est un acte grave prévu par la Loi juive (Halakha). En France, il ne peut intervenir qu'après un divorce civil mais rien n'empêche d'ouvrir préalablement un dossier de Guett auprès du BETH DIN de Marseille ou de Paris.
il peut être demandé par l'un ou l'autre des conjoints. Le divorce religieux est obligatoire dès que les conjoints se séparent.
La personne demandant le divorce religieux est reçue personnellement par le Gran Rabbinat Magistrat du service des divorces (Dayan) ou par l'un de ses adjoints.

Il est procédé à l'ouverture d'un dossier.

Liste des pièces à fournir :

- livret de famille,
- pièces d'identité,
- photo d'identité du demandeur
- Kétouba - jugement de divorce civil,
- nom des deux témoins juifs connaissant les conjoints et non apparentés à eux.

Le demandeur signe un document par lequel il accepte à priori l'aboutissement de la procédure de divorce religieux (Guett).

L'audience

Les délais sont importants (minimum 3 mois) et dépendent du lieu de résidence et de la volonté d'acceptation du divorce.
Si rien ne s'oppose au divorce religieux, le service des divorces fixe alors la date de l'audience.
L'audience de divorce se déroule devant le Juge Dayane assisté du Grand Rabbin et de deux Rabbins du Beth Din, un Sofer et les témoins. Cette procédure dure approximativement deux heures. Elle comprend :
- l'audition des parties ;
- la rédaction de l'acte (Guett) par le greffier (Sofer) ;
- la cérémonie de "remise" du guett qui est conservée au Beth Din. Chacun des ex-conjoints reçoit un certifact conforme.

Côut

les frais de dossiers sont de l'ordre de 230 €.
Il n'y a aucun avocat à payer.
Il peut y avoir dégrèvement pour les "économiquement faibles"

OU S'ADRESSER ?

Consistoire Israëlite de Marseille
Service des Divorces, Tribunal Rabbinique
117 rue Breteuil
13006 Marseille

Ce service reçoit sur rendez-vous.
Secrétariat du service des divorces : 04 91 37 49 64

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Le Décès

Urgence Décès : Tél. 04.91.37.49.47

 DERNIER DEVOIR

Lorsque l'agonie d'un malade a commencé et qu'il est sur le point de rendre son âme à D., les assitants disent :

- 1 fois : Adonaye melekh adonaye malakh
- 1 fois : Adonaye imlokh le ôlam va "ëd
- 3 fois ! Baroukh shem kevod malkhoutô le ôlam va"ëd
- 1 fois : Shema Israël adonaye elohenou adonaye é'had.

Dès qu'un décès est constaté, les assitants prononcent la bénéfiction suivante :
- Baroukh dayan haémeth Béni (soit) le Juge véritable.
On ferme les yeux du défunt, on entoure sa tête d'une serviette ou d'un mouchoir pour que sa bouche ne reste pas ouverte. On étend ses membres - ses bras en particulier - le long du corps ; on allume une veilleuse, ou couvre les glaces. Le corps du défunt doit être veillé. Jusqu'à l'inhumation, les personnes qui prennent le deuil sont dispensées de certaines obligations religieuses (prières, téfilines). Elles ne comptent pas pour le minyan, pais peuvent et doivent se préoccuper de régler tous les problèmes relatifs à l'enterrement.
Pendant les 7 jours de Chiva, ainsi que pendant le mois (Chlochim) ou l'année de deuil - selon le degré de parenté - l'endeuillé doit réciter le Kadich en présence d'un mynian.

Une veilleuse pourra être allumée à la mémoire du défunt.

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CIMETIERES

Pour prendre rendez-vous avec les lecteurs de psaumes et Hachkabot à l'occasion de vos visites aux cimetières, prière de contacter :

à Saint Pierre : M. OUAKNINE Maurice tél 04 91 68 29 52 (salarié du CIM)
Aux trois lucs : M. NAKACHE Joseph Tél 04 91 87 19 17 (bénévole) ou M. ATTALI Robert Tél 04 91 47 85 63 (bénévole)
Aux Camoins : M. RENASSIA RaymondTél 04 91 98 40 22 (bénévole)
Il est de tradition de ne pas se rendre aux cimetières pendant le mois de Nissa,. Les hommes sont priés de se couvrir la tête dans l'enceinte des cimetières et de réciter les prières d'usage en y pénétrant.

Préposé aux cimetières :
Meyer AMSELLEM 04 91 79 33 66 (nuit) - 04 91 37 49 47 (jour)

Concessions et assistance rituelle :
Gilles MAMAN 04 91 37 49 64 ET 04 91 37 49 47

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LE DEUIL (LO ALEKHEM)

Lorsqu'on vient de perdre un être cher, le désaroi vient s'ajouter à la peine.
Dès qu'un deuil survient, n'hésitez pas à prendre aussitôt contact avec les Rabbin ou le Secrétaire qui vous aideront et vous guideront dans vos démarches. Ils seront à vos côtés avec les membres de la Hebra kadisha pour vous réconforter et pour vous aider à accomplir vos devoirs religieurx.

Nous avons jugé utile de rappeler ici les principales règles.

Les endeuillés

Les règles du deuil sont observées pour la mort d'un parent : le père, la mère, l'époux, l'épouse, le frère, la soeur, le fils ou la fille.

Animout

Les rites de deuil ne commencent qu'après l'inhumation. Entre le décès et l'enterrement, tant que le corps du défunt est encore présent, on ne réalise pas pleinement le caractère définitif de la mort ; l'endeuillé (Onen) est absorbé par les préparatifs des obsèques : assurer "la veillée" avec la lecture des téhilim, faire procéder à la toilette mortuaire (tahara), donner au rabbin des éléments pour l'éloge funèbre (Hespèd), etc ...
Il observera néanmoins les règles spécifiques à cette période/

Kriah
En s'inspirant de la coutume biblique, les endeuillés expriment la déchirure de leur coeur en pratiquant une déchirure sur leur vêtement. Le rabbin qui procède à l'inhumation vous indiquera les modalités précises d'application de cette loi.

Chiva

Pendant les sept jours qui suivent l'inhumation, chiva, la dérisoire agitation du monde est insupportable aux endeuillés : ils restent à la maison, plongés dans leurs pensées et douloureuses méditations. Afin de leur permettre cependant de participer à la prière en commun avec la récitation du Kaddish, on s'efforcera d'organiser un office à domicile avec Minyan.

Le rabbin vous exposera les autres pratiques et abstentions qui doivent être observées "pendant les sept jours" : ne pas se raser, ne pas porter de chaussures en cuir, abstention d'intimité conjugale, etc.

Chelochim

Selon le degré de parenté avec le défunt, les manifestations extérieures du deuil durent 30 jours (Chelochim) ou un an.

Après la fin des Chiva, l'endeuillé doit commencer à vivre dans la société. Jusqu'au terme de la période des Chelochim, il s'abstiendra cependant des activités qui relèvent de la quête de joie et de bien être, aller chez le coiffeur, participer à des festivités, assister à des spectacles.

L'année de deuil

pour le décès du père ou de la mère, les règles du deuil se prolongent une année entière.

Le rite et la psychologie se rejoignent : l'endeuillé évitera de s'adonner à des activités réjouissantes ou plaisantes (musique, spectacle etc.) et de se livrer à de grands achats qui ne sont pas indispensables (vêtements neufs; etc .) et dont l'acquisition donne lieu à la récitation de la bénédiction "Chéhé hiyanou".

Sans doute la plaie restera toujours ouverte. Mais le judaïsme résolument tourné vers un avenir dynamique, met un terme à la fin de la première année aux manifestations extérieures du deuil.

Kaddich

Le Kaddich est un texte liturgique très ancien qui intervient à plusieurs reprises dans le déroulement de chaque office.
Certes, il ne contient aucune référence à la mort ni au deuil. Celui qui le récite invite toute la communauté présente à confirmer son adhésion à la sanctification du nom de D., comme pour dire qu'au moment précis où se manifeste la tentation de se révolter contre D la Tradition nous demande d'accepter comme venant de D aussi bien les épreuves dont nous sommes frappés que les bienfaits qu'Il nous accorde. Et pour rappeler aussi que le militantisme tant sur le plan religieux que sur les plans éducatif et communautaire est la meilleure façon de contribuer à l'élevation de l'âme du défunt, qui de son côté, continue à intercéder auprès de D en faveur de ses proches.

Le Kaddich ne peut être récité qu'en présence d'un minyan (réunion de 10 hommes) en raison de son caractère éminemment sain mais aussi parce que selon la formule traditionnelle, D. apportera Sa consolation à tous ceux qui sont dans l'affliction, comme Il consolera ceux qui portent le deuil de Sion et de Jerusalem. Ainsi la fréquentation régulière de la synagogue favorise-t-elle à double titre la consolation que D. réserve aux proches du défunt.

KADDICH (Prononciation Sepharade)

Ytgaddal véytqaddach chémèh rabba

Béalma di béra khiroutèth véyamlikh malkhoutèh, véïasmah pourqanèh, viqaréb méchihéh:

Béhayékhone, oubyomékhone oubhayé dékhol bêth Israël baâghala, oubizmane qarib véïmrou amèn

Yéhé chémèh rabba mébarakh léalam léâlmé âlmaya ytbarakh, véychtabbah, véytpaar, véytromam, véytnassé, véythaddar, veytâllé, véythallal, chéméh deqoudcha bérikh hou.
Léêla mine ko bikhata chirata tichbéhata vénéhamata, daamirane béâlma véimrou amèn

AL ISRAEL véâl rabbanane, véâl talmidéhone, véâl kol talmidé tamidéhone, déyatbine, véâsquine beoraïta quaddichta, di béatra hadène, védi békhol atar véatar, yéhé lana, oulhone oulkhone, chélama, hinna, véhisda, véhayé arikhé, oumzoné révihé, vérahamé, mine qodam élaha marèh chémaya véarâ, véïmrou amèn.

YEHE CHELAMA rabba mine chémaya, haym véssabaâ, vichouâ vénéhama, véchezaba, ourfoua, oughoulla, ousliha vékhappara, vérévah, véassala, lanou, oulkhol, âmmo Israël, véïmrou amèn.

Ossé chalom bimromav, hou béréhamav, yaâssé chalom âlénou, veâl kol âmmo israël véïmrou, amèn.

Barékhou ète adonaye hamméborakh
Baroukh adonaye hamméborakh léolam vaêd

Ner Nechama

La lumière symbolise la Thora. Mais elle est aussi symbole de l'âme. Pour témoigner de la survie de l'âme, on laisse briller une lumière dans la maison des endeuillés pendant toute la durée du deuil.

Matséva (monument funéraire)

L'usage d'ériger un monument funéraire remonte aux temps bibliques. La cérémonie au cours de laquelle on se recueille pour la première fois devant la pierre tombale se situe, selon les usages, à la fin des Chelochim ou la fin de l'année.

Yahrzeit (anniversaire de deuil)

L'anniversaire de deuil est normalement célébré à la date du décès ; la première année cependant, il est fixé au jour anniversaire de l'inhumation.
En ce jour de souvenir et de recueillement les endeuillés s'abstiennent de toute réjouissance, certains y respectent un jeûne personnel, font des dons à une oeuvre et se joignent à la communauté pour réciter le Kaddich au cours des trois offices quotidiens.

Mémorial

Les bonnes oeuvres accomplies par les endeuillés en mémoire de leurs chers disparus s'ajoutent aux mérites qu'il s'est lui-même acquis au cours de son existence terrestre ; il ne faut pas oublier de marquer son souvenir en offrant à sa mémoire un objet de culte qui sera utilisé à la synagogue ou en favorisant le développement du culte synagogal ou des institutions éducatives encouragées par la communauté.

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Contact

Consistoire Israélite de Marseille
117 rue Breteuil - 13006 - MARSEILLE
Tél: 04.91.37.49.64 / 04.91.81.13.57 - Fax: 04.91.53.98.72


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