Le Chabbat est le signe qui distingue
Israël des autres peuples.
A l'exemple de D. qui, le septième jour, termina l'oeuvre
de la création, nous célébrons par le repos le septième jour
de la semaine de travail. Presque tous les peuples observent
aujourd'hui un jour de repos hebdomadaire ; mais, pour se
distinguer des juifs, ils ont remis ce jour - les chrétiens
au dimanche, les musulmans au vendredi. Pour nous, le jour
du Chabbat a une signification plus haute. Tout travail nous
est interdit : nous ne devons travailler ni aux champs ni
dans les usines, ni acheter, vendre, écrire, faire cuire ou
voyager ; ni même allumer ni éteindre le feu. Ce jour de repos
est consacré à la prière, à la lecture de la Thora et à la
douce intimité de la famille. Nous devons éviter tout travail
matériel qui puisse en quelque sorte modifier l'ordre et la
paix de la création. Ce faisant, nous élevons notre esprit
au-dessus des préoccupations ordinaires et des activités quotidiennes.
Que le Chabbat nous soit doux et précieux.
QUELQUES REGLES RELATIVES A LA PRIERE DITE A LA SYNAGOGUE
- Appliquez-vous à vous trouver à la synagogue parmi les dix
premiers arrivés.
- Même si vos mains sont propres, le respect
dû à la prière exige encore que vous les laviez avant de commencer
l'office.
- Une prière faite sans ferveur est comparable à
un corps sans âme : pour prier avec ferveur, pensez à la grandeur
de D. à la fragilité de toute force terrestre, à la brièveté
de notre vie et à l'immensité de notre destinée (monde futur).
- Pendant la récitation de la prière, de manière générale
et durant la répétition de la Hamidah en particulier,
toute conversation est inerdite.
- Réservez à la prière un endroit
qui soit toujours le même.
- L'endroit occupé par celui qui
la Hamida a, en quelque sorte, un caractère sacré. Aussi,
dans un rayon de deux mètres de l'endroit où il se trouve
en train de faire la Hamidah, vous ne vous assoierez pas,
ni devant lui, ni à ses côtés. Mais si celui qui fait laHamidah
est venu se placer dans votre voisinage pendant que vous étiez
assis, vous n'êtes pas obligé de vous lever à moins qu'à la
synagogue, il ne soit venu prier à sa place habituelle. De
même, vous ne passerez pas , à une distance de deux mètres,
devant celui qui fait la Hamidah.
- Lors de la répétition (H'azara) de la Hamidah
par l'officiant, la communauté prête toute son attention
à la récitation de l'officiant et dit régulièrement baroukh
- hou - oubaroukh' - chemo et amen à chaque
bénédiction. C'est ce "amen" prononcé régulièrement des
lèvres de l'assistance qui donne à la prière le caractère
d'une "prière publique".
- Pour la lecture de la Thora, l'appelé
choisira le chemin le plus court pour monter au Sefer et le
plus long pour descendre, cela afin de manifester son empressement
de monter au Séfer et son regret de le quitter. Si la distance
est égale des deux côtés, il donnera la préférence à la droite.
- On n'est autorisé à corriger le lecteur de la Thora que
s'il a dit une faute qui modifierait le sens d'un mot ou s'il
a interverti les lettres d'un mot (exemple : s'il a lu "kevess"
au lieu de"kessev").
- Pendant que le Sefer Thora est ouvert
il est interdit de causer, même si la Thora est le sujet de
l'entretien.
- Pendant que le Sefer est ouvert, il est interdit
de quitter la synagogue. En cas de besoin urgent, on attend,
pour sortir, l'intervalle entre deux appelés car alors le
Sefer n'est pas ouvert.
- A la fin de la prière, attachez-vous
à étudier, même durant quelques instants un texte de Thora.
- A la sortie de la synagogue, ne vous hâtez pas afin de
témoigner de votre regret de déjà quitter le lieu saint.